Cabinet conseil informatique indépendant - Expertises - Urbanisme des systèmes d'information

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Environnement

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 Les chiffres de consommation (1,5 à 2% de la consommation électrique mondiale et de 2 à 3% des émissions de gaz à effet de serre) : le secteur ICT pèse lourd sur la planète et son avenir.

Des progrès sont toutefois possibles. Tant par des changements d’attitude et d’habitudes, qui doivent être un objectif de tous – particuliers, professionnels, entreprises, services publics, et... cabinets conseil -, que par la mise en oeuvre de technologies, de composants, de processus, de modes de conception et de développement plus frugaux en énergie.

Parce que l'outil informatique a un véritable impact sur l'environnement, SLM Conseil étudie des solutions techniques, comportementales et économiques qui vont dans le sens d'une technologie de l'information économe en matières premières et en énergie.

Quelques réflexes simples d'investissement et d'utilisation peuvent radicalement abaisser les coûts d'exploitation et préserver nos ressources :Terre USB

- utiliser le mode économie d’énergie: mode ‘veille’ sur ordinateur ou écran, mode ‘faible consommation’ sur imprimante,

- débrancher les systèmes non ou peu utilisés (même le mode veille consomme de l’énergie),

- utiliser un portable plutôt qu’un PC de bureau,

- privilégier les équipements portant un label ‘green’ tels que Energy Star ou EPEAT,

- éliminer les fichiers et données superflus pour gagner de l’espace disque et éviter un achat inutile,

- nettoyer et dépoussiérer régulièrement l’équipement afin d’éviter les encrassements qui provoquent des surchauffes et sollicitent davantage les ventilateurs; cela permet de consommer moins et de prolonger la durée de vie des composants,

- exploiter les techniques de virtualisation (en moyenne, un serveur n’est utilisé qu’à 15 ou 20% de son potentiel.

EcransEcran
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- privilégier les desktops équipés d’écrans LCD (à rétroéclairage LED plutôt qu'à tubes fluo-compacts, de préférence) et les portables à écran LED,

- privilégier des ordinateurs dotés d’un mécanisme permettant de régler l’intensité du rétro-éclairage en fonction de la luminosité naturelle; exemple: les écrans LCD semi-transmissifs exploitent la lumière du jour (en extérieur ou dans un endroit bien exposé) en guise de source de rétro-éclairage ; et les écrans à LED consomment encore 50 à 70% de moins que les écrans LCD classiques à tubes fluo,

- éviter d’utiliser un économiseur d’écran (screen saver), plus gourmand en énergie qu’un passage automatique en mode veille,

- diminuer la luminosité de l’écran.

Logicielstotop scroller2

- désinstaller les logiciels inutiles (ou inutilisés) et périmés; cela permettra au PC ou au serveur de mieux fonctionner,

- désactiver les fonctions non utilisées afin d’améliorer la performance du système,

- éviter de remplacer systématiquement le système d’exploitation ou le logiciel bureautique dès la sortie de la nouvelle version, ou faire carrément l’impasse sur une version (sauf si le besoin en est impératif) – cela permet de prolonger sensiblement la vie du matériel, souvent encore amplement suffisant,

- se montrer plus objectif dans l’évaluation des besoins réels; installer systématiquement le logiciel le plus récent alors que la majorité de ses fonctions ne seront pas sollicitées ne fait qu’alourdir la note (processeur plus puissance, mémoire plus étendue, disque plus confortable étant souvent exigés par les nouvelles versions).

Téléphones portables
Nexus Galaxy
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- débrancher le chargeur dès que la recharge est terminée,

- préférer les écrans de type AMOLED et leur dérivés, bien moins énergivores que leurs prédécesseurs,

- repousser l’époque de mise au rebut de votre mobile ou assistant personnel (la moyenne est aujourd’hui tombée à 18 mois; moins encore dans certains pays),

- penser à recycler les GSM et smart phones dont on veut se défaire; ils pourront être reconditionnés et remis dans le circuit commercial ou détruits selon des procédures respectueuses de l’environnement,

35 kg équivalent CO₂ par abonné par an, soit 0,46% des émissions d’un individu en 2001: le taux de rejet de CO₂ d’un téléphone portable.

- Durée moyenne d’utilisation d’un GSM: 18 mois, voire moins.

Moins de 1% des matériaux servant à la fabrication de GSM sont recyclés.

ImpressionsImprimante Konica
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- économiser du papier en évitant d’imprimer systématiquement,

- choisir le mode d’impression recto-verso,

- scanner un document et l’envoyer par mail (par exemple sous format PDF) au lieu de l’imprimer en x exemplaires,

- choisir soigneusement son mode d’impression: qualité moindre pour les brouillons, couleur réservée aux documents importants,

- utiliser du matériel recyclé (papier, cartouches d’encre) plutôt que du neuf,

- privilégier les conditionnements en carton plutôt que plastiques,

- recourir aux médias en-ligne pour les opérations de marketing et de gestion des contacts,

- privilégier les imprimantes réseau qui permettent d’économiser jusqu’à 90% d’une consommation électrique classique,

- activer le mécanisme de mise en veille automatique (en moyenne 40% plus économe),

- opter pour un mode ‘semi-veille’ (‘instant on’, ‘ready’…) pour de courtes périodes d’inactivité; il autorise une réactivation plus rapide de l’imprimante tout en réduisant le niveau de consommation; pour de courtes périodes d’inactivité, le mode veille est en effet moins intéressant dans la mesure où il implique une importante dépense d’énergie pour relancer l’imprimante.

StockageNAS Iomega
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Pour diminuer les volumes de données et consommer moins d’énergie :

- consolider: concentrer les espaces disques sur un nombre réduit de systèmes, de quoi éliminer aussi nombre d’équipements-relais tels que routeurs ou commutateurs, gros consommateurs d’énergie,

- virtualiser,

- opter pour des disques moins gourmands (SSD par exemple) ou dotés d’un mécanisme de variation de vitesse adapté aux besoins,

- appliquer une gestion dynamique des capacités: dimensionnement automatique des volumes mis à disposition,

- recourir à du "thin provisioning" : les applications consomment l’espace selon leurs besoins réels, sans constituer au préalable un espace surdimensionné “au cas où”,

- procéder par ‘snapshots’ (sauvegardes partielles temporaires qui évitent de conserver des copies multiples) et dé-duplication (élimination des doublons et redondances dans les sauvegardes et les archives pour ne conserver que des pointeurs vers la copie unique qui est préservée).

 


 Pistes d’améliorationtotop scroller2


Cloud ComputingCloud
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Définition

L’appellation “cloud computing” – ou “informatique dans le nuage” – est née d’un petit dessin esquissé sur un tableau.  Pour représenter Internet et tous les traitements qui s’effectuent en dehors de l’entreprise, l’analogie choisie a tout simplement été un nuage.  L’expression est restée…

Aujourd’hui, le concept recouvre une grande variété de solutions mais le point commun réside dans le fait que l’utilisateur ou l’organisation peut faire appel à une infrastructure informatique, généralement située ailleurs que sur son site, connectée via Internet, qui met un certain nombre de ressources (données, systèmes, applications, services, processus métier) à disposition “à la demande”, sous forme de services facturés à l’usage ou en mode abonnement.

Pour avoir droit au qualificatif de “cloud”, une solution doit être évolutive (infrastructure ou performances extensibles), partagée (entre un nombre plus ou moins grand d’utilisateurs ou clients), s’aligner souplement et immédiatement sur la demande et les besoins, et être tarifée à l’usage.

On distingue 3 grands types de cloud computing:

- IaaS (Infrastructure-as-a-Service): mise à disposition de ressources de traitement (serveurs) ou de stockage à la demande

- PaaS (Platform-as-a-service): mise à disposition d’outils de développement et/ou d’une plate-forme applicative pouvant héberger et gérer des applications ‘in the cloud’

- SaaS (Software-as-a-service): mise à disposition de logiciels applicatifs hébergés, gérés et mis à jour par un tiers (parfois l’éditeur lui-même).

Avantages

D’un point de vue énergétique, le fait, pour une société, de confier ses applications et l’infrastructure qu’elles impliquent à un tiers lui permet de réduire sensiblement son empreinte en termes de consommation énergétique et de production de CO₂.  Gain estimé selon une étude d’Accenture: jusqu’à 90% pour les PME; jusqu’à 30% pour les grandes entreprises.  L’explication tient au fait que les infrastructures et équipements IT individuels sont souvent mal gérés et surdimensionnés par rapport aux besoins réels.

Les chiffres d’Accenture doivent cependant être relativisés. Pour plusieurs raisons.  Tous les data centers, qui hébergent systèmes, applications, données ou services, ne sont pas tous d’une efficacité exemplaire. Certains sont alimentés en électricité provenant de sources “sales” (le charbon, notamment).  Ce qui alourdit la facture écologique. Par ailleurs, la rigueur, parfois relative, qu’une société applique en interne pour gérer la croissance de ses besoins IT tend à s’évaporer dès l’instant où elle confie le “bébé” à autrui.  D’autant plus que l’effet psychologique du “pay-per-use” (minime en regard des investissements d’acquisition d’une infrastructure) anesthésie quelque peu les réflexes d’économie.

Autres avantages revendiqués par le “cloud computing”:

- pas de gros investissement initial pour l’utilisateur

- souplesse des ressources mises à disposition

- infrastructure optimisée (mutualisation des ressources, effet d’échelle)

- consolidation des infrastructures individuelles, souvent sous-utilisées, en une plate-forme qu’un plus grand nombre peuvent solliciter

- accès plus démocratique à des ressources et technologies de pointe pour des sociétés ou utilisateurs n’en ayant pas, seuls, les moyens.

Joignant l’acte à la parole, Euro Green IT s’est doté d’une infrastructure cloud, mise à disposition des PME locales et autres porteurs de projets de développement durable. Elle sert, bien évidemment, aussi de plate-forme d’accueil pour plusieurs projets initiés par nous-mêmes.


VirtualisationVirtualisation2
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 Virtualiser consiste à concentrer plusieurs systèmes d’exploitation sur un seul système informatique tout en faisant “croire” aux applications qui les sollicitent qu’elles continuent de disposer d’un espace et de ressources qui leur sont entièrement dédiées.

Avantages: des économies sensibles en termes de consommation électrique, de déperditions énergétiques et d’émissions de CO₂ via

- la réduction de l’occupation au sol (réduction des m² à chauffer, climatiser et financer)

- l’optimisation de l’exploitation des ressources (qui peuvent être migrées à la demande vers les systèmes les mieux à même de répondre aux exigences du moment)

- un meilleur taux d’utilisation des ressources disponibles

- la diminution du nombre de systèmes (serveurs, équipements de stockage, dispositifs de climatisation)

- la réduction du nombre de transferts et de communications entre systèmes (réduisant les déperditions d’énergie via le câblage)

- une plate-forme théoriquement mieux dimensionnée, optimisée notamment en termes de consommation d’énergie.

 

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- Les salles ou centres de données représentaient, dès 2007, 23% de la facture énergétique annuelle générée par l’infrastructure IT d’une entreprise.

- 38 millions de dollars par an: facture d’électricité de Google pour ses data centers.

- 1.963 milliards de kWh par an: consommation estimée des data centers et réseaux de télécommunications dans le monde en 2020. 3 fois plus qu’aujourd’hui.

100 millions de kW par an: consommation annuelle de Facebook pour alimenter ses 30.000 serveurs Web (ils seront bientôt 50.000 selon certaines sources). Environ l’énergie utilisée en un an par 2 millions de Belges.

Les data centers (infocentres ou centres de données) sont l’un des domaines sur lequel se concentrent d’importants efforts d’optimisation depuis quelques années. Et les raisons en sont claires: leurs besoins en énergie s’accroissent à mesure que la demande des clients augmente; leur facture d’énergie flambe, en raison d’une utilisation plus intensive et de l’augmentation des prix; leur besoin en espace utile s’alourdit alors même que le coût du m² ne cesse de grimper; leur empreinte environnementale est une de celles qui est la plus manifeste et visible; leur rôle ne cesse de gagner en importance à mesure que les sociétés externalisent infrastructures et solutions,- une tendance qui est littéralement dopée par le phénomène du “cloud”.

Les solutions mises en oeuvre sont multiples: virtualisation des serveurs et des systèmes de stockage; recherche de nouvelles techniques de climatisation; investissement dans de nouvelles sources d’énergie plus respectueuses de l’environnement (photovoltaïque, éolien…); optimisation des matériels (plus compacts, moins énergivores); réaménagement des salles serveur pour une meilleure maîtrise de la dissipation de chaleur; recours à un éclairage LED; etc.

Un chiffre, un seul, pour illustrer le caractère porteur de ce secteur: selon Pike Research, les investissements consentis dans l’acquisition et la mise en oeuvre de matériels et de logiciels plus efficaces énergétiquement, en vue de rendre les data centers plus verts, continueront de croître au moins jusqu’en 2015 pour atteindre à cette date une valeur mondiale de 41,4 milliards de dollars.

 

Conception verteConception verte2
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Développement peu soucieux d’efficacité et utilisation immodérée des composants et potentiels techniques ne sont désormais plus de mise. Même si les prix des mémoires et des processeurs, pour ne prendre que ces deux exemples, ne cessent de diminuer, viser un maximum de puissance à n’importe quel prix, comme si toute ressource était inépuisable, fait place à une utilisation plus judicieuse et économe.

Voilà pourquoi, l’heure est à l’optimisation des serveurs et des systèmes de stockage. Sur PC, la quête se poursuit pour des processeurs moins gourmands, des blocs d’alimentation plus efficaces, des processeurs et ventilateurs pouvant mieux moduler leur vitesse. De plus en plus, les systèmes d’exploitation prennent la relève du BIOS pour contrôler et moduler la puissance que doit développer le processeur en fonction des circonstances.

Certains serveurs sont animés par des processeurs pour GSM, organisés en réseau, plus économes en énergie. Equipements réseau, systèmes de stockage, stations de base pour relais de communications sans fil, câblages et systèmes de climatisation, eux aussi, gagnent en efficacité énergétique.

L’idée de recourir à des équipements alimentés en courant continu plutôt qu’alternatif fait également son chemin. En effet, les conversions successives AC-DC gaspillent de 25 à 35% de l’électricité nécessaire au fonctionnement d’un équipement informatique.

Efficience et frugalité doivent être présentes dès le stade de la conception des logiciels. “Programmer vert” implique d’optimiser les lignes de code, de telle sorte à rendre les logiciels plus efficaces, moins gourmands en énergie, et dès lors moins “usants” pour le matériel. Et, en la matière, de sérieux progrès demeurent à faire. Pourquoi, par exemple, chaque nouvelle version Windows/Office nécessite-t-elle deux fois plus de ressources que la précédente (puissance de processeur, espace mémoire ou espace disque…)?

 

RecyclageReclyclage
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Le meilleur déchet est celui qui n’existe pas… Générer moins de déchets peut se faire de diverses manières: prolonger la durée d’utilisation des logiciels, applications et équipements existants, acheter du matériel recyclé, privilégier les achats et fournisseurs “verts”…

Dans le cycle de vie d’un matériel électronique, la majorité des pollutions et des dépenses en énergie sont associées aux étapes de fabrication et de recyclage. En réduisant le rythme des mises au rebut et achat de nouveaux systèmes, il est possible d’épargner une quantité significative de ressources, d’énergie et de matériaux polluants.

La production des composants de base d’un ordinateur de bureau exige par exemple une dépense d’environ 372 kWh en énergie- hors assemblage et transport depuis son lieu d’origine! La fabrication d’un PC (production et assemblage) requiert par ailleurs 240 kg d’énergie fossile et 1.500 litres d’eau. Source: greenIT.fr.

 

Prolonger d’un an ou deux la vie d’un équipement évite par ailleurs d’alourdir les volumes à recycler et de solliciter la chaîne de production et de transport, deux maillons qui sont les plus énergivores entre tous.


TélétravailTélétravail
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Le désengorgement des axes routiers et centres urbains passe notamment par la création d’espaces de travail partagés aménagés dans des lieux proches des zones résidentielles ou de moyens d’accès aisés. Dotés de ressources mutualisées (équipements, connexions, outils de communication et de collaboration professionnels, salles, services), ils peuvent autoriser des économies sensibles en temps de déplacement, carburant, pollution…

Euro Green IT a dès lors décidé de favoriser la naissance d’un maillage local cohérent de tels sites et d’en rendre l’utilisation aussi efficace et simple que possible.

 

Dématérialisation / NumérisationDematerialisation2
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La dématérialisation prend potentiellement de multiples formes. Nous ne citerons ici que quelques exemples.

La dématérialisation contribue à supprimer ou à diminuer les déplacements inutiles, générateurs de pertes de temps et de dépenses énergétiques évitables. Il faut dès lors verser dans ce registre tout ce qui touche au télétravail, à la télémédecine, aux vidéoconférences, aux visites virtuelles, aux processus électroniques qui remplacent les démarches administratives – formulaires électroniques à remplir en-ligne, contrats, factures, déclarations fiscales, bulletins de vote, suivi électronique des dossiers de transport…

Un chiffre, un seul, en guise d’exemple: en 2010, la Belgique a économisé quelque 30 millions d’euros grâce au système de déclaration en ligne Tax-on-Web. Source: Agoria.

En 2008, le WWF estimait que la moitié des émissions de CO₂ des entreprises sont liées aux déplacements professionnels. Or, une bonne part de ces déplacements pourraient être évités ou optimisés. Une étude internationale sur le travail flexible, réalisée dans 13 pays auprès de quelque 2.600 responsables informatiques, a débouché sur un constat éloquent: “60% des travailleurs ne doivent pas être présents physiquement au bureau pour être productifs.” Un chiffre qui varie fortement d’un pays à l’autre, compte tenu de la situation existante, des potentiels d’amélioration et des outils technologiques mis à disposition. Ainsi, dans certaines régions de l’Inde, le pourcentage atteint le niveau record de 93%.

Le fait est que des outils tels que vidéoconférences, solutions de téléprésence, wikis et logiciels de collaboration permettent à l’utilisateur de travailler efficacement à partir de tout endroit, que ce soit depuis son domicile ou dans des espaces spécialement aménagés comme les smart work centers ou autres centres de coworking.

Même si une présence sur site conserve des avantages évidents, parfois irremplaçables, le virtuel peut s’avérer une solution totalement satisfaisante, que ce soit à des fins éducatives, culturelles ou professionnelles, pour visiter un musée, un chantier ou un salon technologique. Les économies en kilomètres et tonnes de CO₂ s’additionnent rapidement.

 

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Acheter et vendre en-ligne peut sensiblement réduire l’empreinte environnementale tant du côté consommateurs (privés ou professionnels) que fournisseurs.

Actuellement, les gains semblent être plus probants en B2C (business-to-consumer) dans la mesure où les acteurs en ont profité pour revoir et restructurer leurs schémas et canaux de distribution (acheminement des achats aux acheteurs). Souvent, le consommateur ne doit plus se déplacer lui-même. C’est le fournisseur ou un de ses partenaires qui se charge des livraisons, moyennant une organisation optimisée (coûts exigent) des tournées.

Plusieurs études mettent en avant divers avantages environnementaux de l’e-commerce:

- allégement de l’infrastructure logistique

- optimisation des stocks via suppression du concept d’invendus (surtout si la production s’opère en flux tendus ou à la demande)

- économies en espaces de stockage auprès d’intermédiaires et en surfaces commerciales (donc, moins de consommation d’énergie et moins d’émissions de CO₂)

- réduction du nombre d’emballages

- possibilité de réaliser des économies en termes d’utilisation de papier (campagnes marketing, documents financiers et administratifs transposés en ligne) et de processus administratifs dématérialisés

- possibilité aussi de séduire et d’attirer des clientèles étrangères ou lointaines sans devoir investir dans des démarches impliquant une empreinte carbone non négligeable (déplacements, immobilier, canaux de vente…)

- possibilité d’optimiser la logistique et les sources d’approvisionnement en comparant et en choisissant celles qui correspondent le mieux aux besoins et/ou qui sont les plus efficaces, d’un point de vue environnemental.

Sans parler des achats et ventes en-ligne de biens eux-mêmes dématérialisés: musique, vidéos…

En Wallonie, la marge de progression de l’e-commerce est encore confortable. Si 53% des internautes wallons s’informent ou comparent les prix sur Internet avant d’acheter (en B2C) et si une moyenne de 29% d’entreprises procèdent, en B2B, à des achats en ligne (39% pour les PME et grandes entreprises), l’offre locale demeure modeste. En effet, seules 7% des sociétés wallonnes pratiquent l’e-commerce (les grandes entreprises font un peu mieux, avec 17%). Fin 2010, on dénombrait quelque 1.200 sites d’e-commerce en Wallonie alors que le total belge, lui-même en retard par rapport aux pays voisins, était de 5.000. Source: AWT.


Achats “verts”Dpe2
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Entre plusieurs possibilités qui s’offrent à vous, mieux vaut privilégier les matériels portant un éco-label, tels EPEAT (Electronic Product Environmental Assessment Tool) qui s’applique aujourd’hui aux PC et écrans et devrait être étendu en 2011 aux serveurs et en 2012 aux équipements mobiles, Energy Star, 80Plus Platinum (alimentations électriques pour ordinateurs) etc.

Mais attention, normalisation et harmonisation entre labels sont encore loin d’être une réalité. Comme toujours, une information rigoureuse s’impose pour ne pas comparer des pommes et des poires ou se laisser abuser par de fausses promesses.

Acheter “vert”, c’est aussi faire attention à la politique écologique ou environnementale du fournisseur, du transporteur. A vérifier: la teneur en produits toxiques des matériels achetés, l’engagement pris ou non par le fabricant de recycler les appareils retournés, la nature de la filière qu’il utilise (bien des pays africains ou asiatiques servent quasiment de décharge illégale).

Pour ceux qui veulent en savoir davantage sur les flux, transports et autres circuits de trafics, la commission européenne publie sur son site un rapport sur la circulation des déchets (DEEE, notamment) en Europe mais aussi au-delà de ses frontières. Son titre: “Waste without Borders in the EU? Transboundary Shipments of Waste”. A télécharger surhttp://www.eea.europa.eu/publications/waste-without-borders-in-the-eu-transboundary-shipments-of-waste.

Autre bonne pratique, encore (trop) rare : l’inclusion de critères environnementaux dans les appels d’offre et les conditions contractuelles que les clients imposent à leurs fournisseurs et prestataires. Ce n’est que lorsque ce réflexe aura gagné un maximum de consommateurs, privés, publics ou professionnels, qu’il fera réellement sentir ses effets sur les producteurs et autres acteurs de la chaîne d’approvisionnement.

 

Pour information...totop scroller2

- Chaque nouvelle version Windows/Office nécessite deux fois plus de ressources que la précédente.

25 fois plus bénéfique pour l’environnement: le ratio entre, d’une part, une remise à neuf et une réutilisation de PC et, de l’autre, leur mise au rebut systématique tous les 3 ou 5 ans.

- 47 millions de tonnes équivalent CO₂: ce que les logiciels de power management des PC et serveurs permettraient d’économiser d’ici 2015.

3,5: l’empreinte carbone de la production d’un ordinateur est 3,5 fois supérieure à celle de son utilisation.

- Un serveur inutilisé continue de consommer de 60 à 90% de sa puissance maximale.

15% des serveurs demeurent allumés alors que personne ne les utilise. Dont coût pour la planète: 3,8 millions de tonnes de CO₂ par an.